Pour de nombreux conducteurs, les autoroutes semblent être la partie la moins dangereuse de leur trajet, par rapport aux routes urbaines. Mais le thème de la sécurité routière est complexe et de nombreux facteurs entrent en jeu. Une étude récente sur la circulation en Belgique a conclu, par le biais de micro-simulations et d’analyses de conflits, que des modifications mineures de la conception des autoroutes peuvent avoir une incidence considérable sur le nombre de conflits entre véhicules, ce qui se traduit par une sécurité accrue.

« En Belgique, la sécurité routière est à l’ordre du jour depuis longtemps et, de fait, le nombre de morts sur les routes a considérablement diminué au cours des 20 dernières années », explique Erik Vandermeersch, l’expert en transport qui a mené l’étude. « Mais bien que beaucoup de choses aient été faites, il y a eu moins de travaux sur la quantification de la sécurité routière basée sur l’analyse des conflits. »

Vandermeersch est un expert senior en modélisation et planification des transports au sein du cabinet d’ingénierie Sweco. Il a choisi d’étudier la sécurité routière du périphérique d’Anvers, la deuxième plus grande ville de Belgique, dans le cadre du vaste projet Masterplan Antwerp.

 

La complexité de la sécurité routière

Anvers Belgique

Le périphérique d’Anvers est l’un des plus complexes de son genre en Belgique.

Selon l’endroit, il comporte 4 à 7 voies avec de nombreuses bretelles d’accès et de sortie à courte distance les unes des autres. La route n’est pas dotée d’une conception universelle des sections de tissage, de sorte que des marquages routiers spéciaux sont utilisés pour guider les conducteurs vers les bonnes voies. En outre, elle présente un taux élevé de camions (environ 20 %), et une population dense à proximité.

« Il est clair que l’habitabilité d’Anvers et son système de transport sont sous pression », déclare M. Vandermeersch à propos de cette situation.

Il explique : « La Belgique est un petit pays avec peu d’espaces ouverts. Mais nous sommes aussi un pays de transit, où passe un trafic international important. Ajoutez à cela de nombreuses bretelles d’accès et de sortie, beaucoup de camions et une forte densité de population. Les conducteurs doivent être très concentrés lorsqu’ils circulent sur les autoroutes et autres routes. »

Pour faire face à ces problèmes, le Masterplan Antwerp a été lancé. Ce projet prévoit des investissements dans la sécurité des cyclistes et des piétons, les transports publics, les espaces ouverts, les voies navigables et un nouveau tronçon d’autoroute qui complète le périphérique au nord.

 

Des résultats inattendus

Constatant que la question de la sécurité routière était un sujet récurrent, M. Vandermeersch a décidé de l’étudier en comparant des scénarios de trafic. Pour ce faire, il a combiné l’utilisation du logiciel de simulation de trafic PTV Vissim et du logiciel de sécurité des véhicules SSAM.

« Nous utilisons PTV Vissim depuis plus de 20 ans pour des évaluations ou des simulations détaillées d’autoroutes et de routes locales », explique-t-il, « nous avons donc déjà un modèle de trafic créé avec ce logiciel ».

Dans l’étude, Vandermeersch a comparé différents marquages de voies et solutions de tissage du périphérique d’Anvers. Cela a permis de choisir les meilleures, et de mieux comprendre la situation du trafic en détail.

Anvers

« En analysant plus en détail les flux de circulation, nous avons pu suggérer un ensemble de marquages de voies qui donnaient de meilleurs résultats en matière de sécurité routière, mais qui ne suivaient pas les règles générales », explique M. Vandermeersch.

 

Les prochaines études sur la sécurité routière

La conclusion la plus importante de cette étude est qu’il n’est pas possible d’adopter une solution de sécurité générale pour toutes les autoroutes de Belgique. Les planificateurs de la circulation devraient plutôt analyser séparément chaque ensemble de sections de tissage et identifier les solutions de sécurité les plus efficaces.

Quelle est la prochaine étape ? Cette étude sur la sécurité routière sera menée dans d’autres endroits à la demande du gouvernement de la Flandre (la partie néerlandophone de la Belgique).

Vandermeersch souligne que la sécurité routière est influencée par de nombreux autres facteurs, tels que l’urbanisme, l’environnement, les limitations de vitesse et les processus de construction. Les modèles de circulation, comme celui de son étude, ne calculent pas ces facteurs. Mais, ajoute-t-il, « en quantifiant certains éléments de la sécurité routière, le discours à ce sujet s’élargit et nous sommes en mesure d’aborder davantage de questions ».

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