1/ La Smart city, un enjeu sociétal. Comment la définir ?

La « smart city » n’est pas un sujet nouveau et a fait couler beaucoup d’encre. Après avoir gagné en maturité, ce sujet revêt aujourd’hui une dimension particulière du fait de l’actualité. Devenir smart constitue pour les villes un label de qualité, et dévoile un intérêt certain en termes de visibilité et d’attractivité.

Mais qu’est-ce qui fait d’une ville une smart ? L’innovation et le digital (intégration des TIC) sont sans nul doute au cœur du débat, mais est-ce suffisant ? Beaucoup de villes françaises sont irréfutablement innovantes mais sont-elles smart pour autant ?

On traduit communémentsmart city’ par ville intelligente. Et de là, découle une pluralité d’évocations : Ville numérique/connectée/ innovante/moderne/efficace, humaine/sociale/collaborative/participative/inclusive, écologique/durable/green.

Face à cette pluralité, le Professeur Dr. Rudolf Giffinger, expert en recherche analytique sur le développement urbain et régional propose en 2007, 6 domaines de prédilection qui réuniront ces objectifs digitaux, financiers, environnementaux et humains.

Sera donc Sacrée intelligente, la ville innovante (smart economy), qui investit dans la formation (smart people), est administrée efficacement (smart governance), offre une qualité de vie favorisant bien-être et lien social (smart living), sauvegarde l’environnement (smart environment) et promeut une mobilité durable (smart mobility). Rien que ça !

 

2/ Mais quelle est la logique qui conditionne la smart city ?

Le maillage transectoriel

On parle ici véritablement de créer une intelligence collective décentralisée, soutenue par les collectivités afin qu’émergent des services innovants au service de tous, citoyens comme entreprises. Pour soutenir cette dynamique, il faudra des synergies nouvelles, entre par ex. des groupes privés/réseaux urbains (énergie, transport, opérateurs télécoms…) qui détiennent les infrastructures et des sociétés NTIC qui apportent l’innovation numérique. L’IoT qui dépend de l’interaction entre des objets connectés via des capteurs placés dans les rues, parkings, bâtiments, transports en commun en est un parfait ex.

Ce maillage transectoriel dépend d’un ensemble d’acteurs hétérogènes : collectivités, réseaux urbains, industries, associations, opérateurs télécoms, firmes du numérique, éditeurs de logiciel, … et de leur volonté à collaborer ensemble pour fusionner leurs synergies.

La collaboration entre ces acteurs hétérogènes (parfois concurrents) est indispensable afin que des innovations puissent voir le jour et arriver sur le marché jusqu’à l’utilisateur final. Ce lien d’interdépendance sous-entend un climat de confiance à créer, à nourrir, à consolider. Pour cela, des accords au préalable doivent être conclus afin de sécuriser la propriété des données partagées et le retour sur investissement de chacun.

Connectivité des réseaux : la condition sine qua non

Même si la ville demeure le lieu où s’entrecroisent des réseaux différents suivant les secteurs, la smart city elle, émergera de la circulation fluide des flux entre ces différents réseaux. Plus clairement la ville sera intelligente lorsqu’elle pourra bénéficier de partage des ressources (de différentes sources/réseaux urbains) et de coordination de réseaux différents pour créer des synergies au bénéfice de la ville, et au service de l’intérêt collectif. L’innovation pourra ainsi se déployer via un maillage transectoriel reposant sur la connectivité des réseaux.

Pour conclure, la ville intelligente a besoin d’écosystèmes définis par un territoire géographique (le domaine d’application) et par un ensemble d’acteurs hétérogènes (approche multisectoriel).

Complexité

La complexité de ce projet sociétal émerge précisément de cette coordination d’un écosystème urbain constitué d’acteurs hétérogènes. Tel est le défi que devront relever les villes pour faire émerger leur ‘smartness’.

Le frein à l’émergence de la smart city n’est donc pas tant technologique qu’organisationnel.

En effet, la difficulté réside dans le fait de :

  • fonder les bases d’une coopération de confiance entre des acteurs différents détenteurs de données complémentaires nécessaires aux innovations de service urbain, et
  • garantir la réalisation transversale de services urbains au bénéfice des utilisateurs finaux.

 

3/ Quels sont les types de services innovants clés pour une smart city ?

Les plus cités au sein des groupes d’expertise sont au nombre de 4 :

– Smart Grids : Réseaux de Services Publics (eau, électricité, déchets, télécoms, transports…) – Acteurs : Opérateurs de réseau, autorités locales, utilisateurs – But : Préserver les ressources naturelles

– Smart Buildings : Équipements urbains/infrastructures publiques – Acteurs : Acteurs du BTP, collectivités, opérateur de réseau, utilisateurs – But : Économie énergétique

– Smart Mobility : Services d’aide à la mobilité et à la logistique urbaine – Acteurs : Fournisseurs de solutions numériques, opérateurs télécoms, opérateurs de réseau, constructeurs automobiles, utilisateurs… – But : Optimiser/fluidifier les déplacements

– Open Cities : Accessibilité des données publiques – Acteurs : Collectivités locales, utilisateurs… – But : Mettre à disposition les données publiques (Open data) pour un usage marchand ou citoyen ainsi que les informations urbaines produites par les « end-users » (user-generated content)

Le constat est clair, aujourd’hui la majorité des services urbains innovants proposés sont liés à la mobilité et les domaines sont nombreux : navigation urbaine, gestion de la congestion urbaine, optimisation de la consommation de carburant (du kilométrage), réduction des émissions de CO2, covoiturage, location de parkings, géolocalisation, transport multimodal, et bien d’autres encore. PTV Group fait partie des rares acteurs des mobilités qui détiennent la technologie en capacité d’agir autant sur l’optimisation des déplacements de personnes que de marchandises. Ses solutions logicielles présentent l’avantage crucial d’aligner objectifs économiques et environnementaux.

 

Un Ex. inattendu d’offre multiservice liée à la mobilité : L’OOH

L’OOH, vecteur de communication, de services et de lien social

L’OOH (Out Of Home – Publicité/affichage extérieure) est bel et bien un acteur inattendu de la mobilité en ville.

Ce métier a toujours su faire preuve d’innovation : il s’est fortement digitalisé et est inhérent aux infrastructures (transports en commun, abribus, aéroports, …) et donc à l’urbanisme et aux mobilités dans leur ensemble.

De par le fort maillage de son réseau, le média OOH constitue un appui des opérateurs de la mobilité en proposant services, information et divertissement aux habitants. Ses infrastructures permettent d’offrir un média de rue connecté, interactif, présent de façon uniforme sur tout le territoire. Il est un facilitateur de la smart city mais aussi un acteur.

Ex. ses infrastructures soutiennent de nombreux sujets liés à la Smart City : capteurs de qualité de l’air, végétalisation des toits des abris de bus, diffusion de messages d’urgence, communication d’infos locales sur l’environnement/la citoyenneté, mise à disposition de l’art/la culture dans la rue, via les écrans digitaux… nous parlons ici d’un média partenaire des villes qui met à disposition du citoyen les services innovants issus de la smart city.

L’OOH a les moyens de faire de la Rue une expérience sociétale au service de l’interaction/partage.

Concevoir l’expérience de la rue, non pas uniquement comme un canal de déplacement anonyme, rapide mais comme un vecteur propice à créer du lien social/partage : ce projet s’inscrit totalement dans la conception de la ville de demain inclusive et connectée.

La donnée au coeur des villes intelligentes

L’Open Data représente une réelle opportunité de faire de la ville un endroit plus attrayant et intelligent. Les entreprises qui mettent la technologie et l’analyse des données au service de la création de plus d’engagement entre la ville et les citoyens dynamisent la smart city.

Ainsi, les acteurs de l’OOH qui vont au-delà de leurs activités strictement publicitaires, et qui font de la data une partie intégrante de leur approche média ont la possibilité de proposer des services qui construisent les villes intelligentes. C’est le cas des études sur la mobilité développées par Adriver Group durant la crise sanitaire afin de délivrer des messages pertinents et significatifs tout en garantissant un taux d’attention très élevé. En agrégeant les données en Open Source issues de l’INSEE, CEREMA ou encore d’Opendata.paris.fr (gouvernance intelligente), la régie Adriver a su affiner son analyse pour générer une communication proche des préoccupations des Français.

Cette multiplicité des données issues de la Big Data exige par ailleurs une expertise pour extraire les informations anonymes pertinentes et exploitables. C’est la raison pour laquelle les entreprises sont appelées à nouer des partenariats stratégiques avec des experts divers proposant des services très spécifiques.

Un écosystème de partenariats pour des villes plus intelligentes et durables

Aujourd’hui, le fait d’offrir un bouquet de services à travers des solutions intégrées aux services publicitaires pour le bien-être social permet de transformer et valoriser l’espace urbain. Dans ce contexte, les entreprises OOH qui développent un écosystème de partenaires en s’associant à des entreprises capables de fournir des technologies de pointe, concourent activement à la construction des villes intelligentes. C’est le cas d’Adriver Group qui a déployé un partenariat avec PTV Group, leader mondial des solutions logicielles d’optimisation et de planification des mobilités des personnes et des marchandises.

« La création du partenariat avec une entreprise telle que Adriver fût totalement inédite pour PTV qui a alors joué le rôle décisif de fournisseur de données. » Jean-Baptiste Dupré, Ingénieur commercial PTV France.

En effet, à travers cette collaboration, PTV met à disposition d’Adriver les données issues de ses 2 expertises à savoir : la mobilité des marchandises où la puissance de ses algorithmes permet par exemple la reconstitution des itinéraires des véhicules « pubés » ; et la mobilité des personnes qui permet d’enrichir chaque trajet avec de la donnée Traffic. L’objectif étant de valoriser le temps de trajet de ces mêmes véhicules grâce à un suivi qualitatif et quantitatif.

« Concrètement, nous analysons pour Adriver chaque trajet des véhicules « pubés », pour ensuite l’enrichir avec de la donnée trafic brute. Cette donnée brute permet à Adriver la construction d’indicateurs de performance précieux pour leurs clients annonceurs à l’heure d’évaluer l’impact publicitaire (ODV). La synergie de nos expertises est mise au service du client. » Jean-Baptiste Dupré, Ingénieur commercial PTV France.

De même, Adriver Group s’inscrit dans une dynamique activement responsable visant à rendre les villes plus durables à travers des partenariats avec des sociétés de transport et de services, acteurs majeurs des dynamiques locales. « Aujourd’hui, la Data que l’on met à disposition des sociétés de transport leur permet de réduire les retours à vide et d’optimiser les temps de trajet, ce qui permet d’avoir un impact carbone plus faible. Nous travaillons d’ailleurs uniquement avec des sociétés de transport qui ont signé la charte « Objectif CO2 ».  déclare Hadrien de La Tour, fondateur d’Adriver Group.

Les données au service de la mobilité

À propos de l’auteur

Comment les technologies peuvent-elles être au service de l’Environnement et du Mieux Vivre ensemble ? Marie s’intéresse aux solutions de mobilité éco-responsables développées pour optimiser le déplacement aussi des biens que des personnes et favoriser l’intermodalité.

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